MOKELE - MBEMBE EXPEDITIONS : Depuis plus d'un siècle, explorateurs, chasseurs, missionnaires,militaires, scientifiques ont ramené de leurs périples des récits sur l'existence d'un grand animal qui habiterait les rivières et fleuves de l'Afrique Centrale. Ces témoignages furent toujours corroborés par ceux des pygmées qui le nomme : MOKELE - MBEMBE. A côté de cette recherche scientifique Ngoko s'investit dans la protection des éléphants du Parc National de NKI au Cameroun.
Le regard d'un monde vers l 'autre
31 January 2008
30 January 2008
Il faut rappeler que dans cette zone, les hippopotames ont disparu et lorsqu'il il en avait encore, ils sortaient de la rivière, continuaient leur chemin par la berge avant de redescendre dans la rivière quelques kilomètres en aval ou en amont afin de fuir quelque chos. Les pêcheurs ne viennent que très rarement dans cette zone considérée comme dangereuse.
Sur le nom et les moeurs de l'animal nous apprenons au travers des discussions avec les locaux qui vivent le long de la rivière Boumba que le Mokélé - Mbembé mange une plante, le Wa Fou, qu'il est appelé le gros caïman et qu'il vit dans la rivière profonde. Il creuse des trous, se soulève de l'eau en sortant d'abord son dos, qu'il fait fuir les hippopotames, s'attaque aux éléphants lorsqu'ils viennent boire en défendant son territoire.
Le quatrième témoignage m'est parvenu du chef de village de Mambélé. Selon lui, " le Mokélé - Mbembé est un animal qui existe, qui reste dans le fleuve, toujours beaucoup profond, c'est un animal blindé ( mystique ). Si on l'approche à près de 50 mètres, son courant nous frappe. Quand son courant menace un éléphant, il le noie et le Mokélé - Mbembé fait tout pour faire sortir les pointes ( les défenses ) et les entasser au bord du fleuve. C'est un animal vraiment qui existe. Il fait partie de la culture locale, c'est un animal mystérieux que les gens craignent, un animal beaucoup mystique. Il faut être beaucoup patient pour le voir".
Lorsque je présentai à mon narrateur une photo - montage du Mokélé - Mbembé il ajouta que j'avais oublié de dessiner sur la queue puissante de l'animal, des pointes dont il se sert pour fouetter l'eau de la rivière, pour renverser les pirogues et pour attaquer les éléphants.
Lors de notre expédition de mai 2007 le premier témoignage que j'ai pu recueillir sur le Mokélé - Mbembé m'est venu de la part d'un garde forestier du W.W.F qui passe environ 15 jours par mois en forêt dans le Parc National de la Lobéké. Jean Fils a entendu parler de cet animal à de nombreuses reprises en travaillant sur le fleuve Ngoko, du côté de Kika jusqu'à Moloundou. Dans cette zone il est connu sous le nom de "le diable", faisant peur aux populations car selon les propos du guide, l'animal étant trop "mystique".
Le second témoignage recueilli est celui de Didier Nanga, gestionnaire de la forêt communautaire de Salapoumbé et de Mambélé. Il lui a été raconté par des pisteurs locaux que le Mokélé - Mbembé avait été vu en 1993 dans les marais du Parc National de la Lobéké non loin de la Boumba. En tant que responsable local menant des actions pour la protection des espèces menacées, il estime qu'il s'agit "d'une espèce très rare à voir et que c'est un animal connu des braconniers, qui est avec nous dans la zone" et soulignant que "quand on le voit c'est parfois la chance, parfois la malchance".
Le troisième témoignage a été recueilli à Moloundou et nous vient de Samuel Wikikou. Selon lui, "c'est un animal qui sort souvent en amont de la rivière Boumba, il sort souvent avec beaucoup d'herbes sur le dos et ici on entend parler du Mokélé - Mbembé". En nous montrant la zone en amont qui sera largement explorée par l'équipe, il me précise " que celui qui est ici peut - être qu'il est en rapport avec le Mokélé - Mbembé, mais quand il sort il a beaucoup d'herbes sur le dos".
Pour étayer ces témoignages, notre pisteur Janvier Bombi me signala qu'il a vu il y a quelques années en arrière un Mokélé - Mbembé sur la rivière Boumba dans la zone en amont où nous nous trouvions : "c'était quelque chose qui se soulevait avec un bouillonnement énorme. J'ai pris peur à la vue de cette soudaine apparition et suis parti".
Le second témoignage recueilli est celui de Didier Nanga, gestionnaire de la forêt communautaire de Salapoumbé et de Mambélé. Il lui a été raconté par des pisteurs locaux que le Mokélé - Mbembé avait été vu en 1993 dans les marais du Parc National de la Lobéké non loin de la Boumba. En tant que responsable local menant des actions pour la protection des espèces menacées, il estime qu'il s'agit "d'une espèce très rare à voir et que c'est un animal connu des braconniers, qui est avec nous dans la zone" et soulignant que "quand on le voit c'est parfois la chance, parfois la malchance".
Le troisième témoignage a été recueilli à Moloundou et nous vient de Samuel Wikikou. Selon lui, "c'est un animal qui sort souvent en amont de la rivière Boumba, il sort souvent avec beaucoup d'herbes sur le dos et ici on entend parler du Mokélé - Mbembé". En nous montrant la zone en amont qui sera largement explorée par l'équipe, il me précise " que celui qui est ici peut - être qu'il est en rapport avec le Mokélé - Mbembé, mais quand il sort il a beaucoup d'herbes sur le dos".
Pour étayer ces témoignages, notre pisteur Janvier Bombi me signala qu'il a vu il y a quelques années en arrière un Mokélé - Mbembé sur la rivière Boumba dans la zone en amont où nous nous trouvions : "c'était quelque chose qui se soulevait avec un bouillonnement énorme. J'ai pris peur à la vue de cette soudaine apparition et suis parti".
29 January 2008
24 January 2008
Copyright Michel Ballot. 2007
Au fond, le fleuve Ngoko et au premier plan un bras du fleuve qui s'enfonce dans la forêt sur une distance de 8 kilomètres. Nous sommes proches de Moloundou, ville frontière avec le Congo. A cet endroit précis un témoin a vu un grand animal sortir de la rivière à la nuit tombante, environ vers 18 heures. Corps marron, petite tête et long cou, mesurant entre 5 et 7 mètres de long. L'observation faite par un pêcheur dura peu car ce dernier prît peur face à cet animal inconnu. Je montrai à mon narrateur le dessin d'un petit diplodocus près d'un éléphant et sans hésitation il me désigna le premier comme étant l'animal qu'il avait vu.
L'expédition de mai 2007 a eu un double intérêt :
-trouver une zone a facteur écologique favorable ( ZAFEF )
-rechercher des témoignages relatifs à cette zone.
C'est en cherchant la faune locale que nous sommes arrivés à parler de la faune moins connue tant avec nos guides qu'avec les chefs de villages.
Deux manières progressives pour y arriver :
- poser des questions et arriver à cerner une éventuelle carte d'identité de l'animal recherché
-montrer des dessins et photos d'animaux de la zone en y incluant des dessins d'espèces censées disparues, ainsi que des interprétations d'animaux dont nous n'avons aucuns éléments.
Parmi les témoignages reçus nous nous sommes aperçus que le terme Mokélé - Mbembé revenait souvent du propre chef des témoins, sans nous mêmes en avoir prononcé le nom. Il est assimilé à un animal qui fait peur, qui est blindé, c'est à dire mystique, le voir peut se révéler être de la chance ou de la malchance, le dénominateur commun est qu'il est discret et vit dans des zones très reculées, là où même les pygmées se rendent rarement.
J'ai pu m'apercevoir de cette crainte en parcourant la rivière Boumba où à l'approche de certaines zones les pygmées Baka qui m'accompagnait manifestaient une tension très perceptible. Il s'agit de zones où la vie animale semble ne plus exister, le calme presque absolu y régnant laissant penser à la présence d'un super - prédateur ayant écarté toutes les autres espèces opportunes.
Le dénominateur commun aux témoignages recueillis se présente sous la forme de la diversité de ses derniers par rapport aux acteurs concernés : guides de chasse du WWF, pisteurs, chefs de villages, autorités administratives... sont tous d'accord pour s'accorder à dire qu'il existe bel et bien quelque chose de craint et de grand dans la zone de la rivière Boumba et du fleuve Ngoko ( frontière naturelle entre le Cameroun et le Congo ).
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