FORET DE LA LOBEKE - Juillet 2013

FORET DE LA LOBEKE - Juillet 2013
FORET DE LA LOBEKE - JUILLET 2013

24 January 2008

Le fleuve Ngoko et son embranchement appelé Minkounounou
Copyright Michel Ballot. 2007
Au fond, le fleuve Ngoko et au premier plan un bras du fleuve qui s'enfonce dans la forêt sur une distance de 8 kilomètres. Nous sommes proches de Moloundou, ville frontière avec le Congo. A cet endroit précis un témoin a vu un grand animal sortir de la rivière à la nuit tombante, environ vers 18 heures. Corps marron, petite tête et long cou, mesurant entre 5 et 7 mètres de long. L'observation faite par un pêcheur dura peu car ce dernier prît peur face à cet animal inconnu. Je montrai à mon narrateur le dessin d'un petit diplodocus près d'un éléphant et sans hésitation il me désigna le premier comme étant l'animal qu'il avait vu.
L'expédition de mai 2007 a eu un double intérêt :
-trouver une zone a facteur écologique favorable ( ZAFEF )
-rechercher des témoignages relatifs à cette zone.
C'est en cherchant la faune locale que nous sommes arrivés à parler de la faune moins connue tant avec nos guides qu'avec les chefs de villages.
Deux manières progressives pour y arriver :
- poser des questions et arriver à cerner une éventuelle carte d'identité de l'animal recherché
-montrer des dessins et photos d'animaux de la zone en y incluant des dessins d'espèces censées disparues, ainsi que des interprétations d'animaux dont nous n'avons aucuns éléments.
Parmi les témoignages reçus nous nous sommes aperçus que le terme Mokélé - Mbembé revenait souvent du propre chef des témoins, sans nous mêmes en avoir prononcé le nom. Il est assimilé à un animal qui fait peur, qui est blindé, c'est à dire mystique, le voir peut se révéler être de la chance ou de la malchance, le dénominateur commun est qu'il est discret et vit dans des zones très reculées, là où même les pygmées se rendent rarement.
J'ai pu m'apercevoir de cette crainte en parcourant la rivière Boumba où à l'approche de certaines zones les pygmées Baka qui m'accompagnait manifestaient une tension très perceptible. Il s'agit de zones où la vie animale semble ne plus exister, le calme presque absolu y régnant laissant penser à la présence d'un super - prédateur ayant écarté toutes les autres espèces opportunes.
Le dénominateur commun aux témoignages recueillis se présente sous la forme de la diversité de ses derniers par rapport aux acteurs concernés : guides de chasse du WWF, pisteurs, chefs de villages, autorités administratives... sont tous d'accord pour s'accorder à dire qu'il existe bel et bien quelque chose de craint et de grand dans la zone de la rivière Boumba et du fleuve Ngoko ( frontière naturelle entre le Cameroun et le Congo ).

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